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L’ironie dans la fiction documentaire : un renouvellement de l’engagement littéraire ?

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Resumo:Face à l’urgence écologique, certaines fictions contemporaines françaises (dont Féerie générale d’Emmanuelle Pireyre), auxquelles se rapporte mon travail d’écriture dans une perspective de recherche-création, allient enquête documentaire et ironie pour interroger, ou dénoncer, certains problèmes environnementaux. Conscientes que les faits ne sont jamais bruts mais construits, ces narrations privilégient une approche critique du réel et des discours, en faisant de l’ironie un outil de soft power. Elles mettent alors à profit sa dimension axiologique pour susciter la réflexion, voire l’action chez les lecteurs, renversant l’idée selon laquelle l’ironie serait un pur jeu formel, voire qu’elle éloigne la littérature d’une implication éthique ou politique. Ce faisant, elles renouvellent la notion d’engagement littéraire, en constituant ce que je propose d’appeler une forme d’engagement « dégagé ».
Autores principais:Arc, Stéphanie
Assunto:fiction documentaire ironie engagement écologie irony commitment french fiction documentary ecology
Ano:2022
País:Portugal
Tipo de documento:artigo
Tipo de acesso:acesso aberto
Instituição associada:Associação Portuguesa de Estudos Franceses
Idioma:francês
Origem:Carnets, Revista Electrónica de Estudos Franceses
Descrição
Resumo:Face à l’urgence écologique, certaines fictions contemporaines françaises (dont Féerie générale d’Emmanuelle Pireyre), auxquelles se rapporte mon travail d’écriture dans une perspective de recherche-création, allient enquête documentaire et ironie pour interroger, ou dénoncer, certains problèmes environnementaux. Conscientes que les faits ne sont jamais bruts mais construits, ces narrations privilégient une approche critique du réel et des discours, en faisant de l’ironie un outil de soft power. Elles mettent alors à profit sa dimension axiologique pour susciter la réflexion, voire l’action chez les lecteurs, renversant l’idée selon laquelle l’ironie serait un pur jeu formel, voire qu’elle éloigne la littérature d’une implication éthique ou politique. Ce faisant, elles renouvellent la notion d’engagement littéraire, en constituant ce que je propose d’appeler une forme d’engagement « dégagé ».