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Mer, rivière, mangrove: les espaces marqués par le genre dans les communautés de pêche du Pará, Brésil

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Resumo:La représentation sexuée de la mer transparaît dans de nombreux récits – tant mythologiques que poétiques – qui décrivent le rivage comme un lieu d’attente où la femme espère le retour du marin – explorateur ou corsaire – déduisant ainsi que les mers et les océans sont avant tout des espaces masculins. En réalité, et dans de très nombreuses communautés de pêcheurs, les femmes exploitent les eaux qui les environnent. Elles sont pêcheuses. Or, ce n’est pas l’activité mais principalement la qualité des eaux exploitées – douces ou salées –, et le mode d’accès aux pêcheries – avec ou sans navigation – qui déterminent le statut social et professionnel des femmes des zones mangroviennes du Brésil. Le poids des traditions les maintient dans cette imagerie populaire de l’espace marin interdit contre laquelle elles luttent pour une reconnaissance de leurs droits d’exercer une profession sans limite spatiale, technique ou sociale. Cet article, basé sur une enquête de terrain réalisée dans une quinzaine de villages estuariens et uviaux le long du furo Santa Maria, voie de communication naturelle entre lAmazone et la baie de Marajó, propose une lecture anthropologique des espaces de pêches en y introduisant la notion de genre, et ses conséquences sur les représentations et les pratiques sociales et économiques paraenses.
Autores principais:Escallier, Christine
Assunto:Espace genré Pêche artisanale Igarapé Mangrove Brésil Gender area Artisanal fishing Igarapé Mangrove Brazil . Faculdade de Artes e Humanidades
Ano:2018
País:Portugal
Tipo de documento:artigo
Tipo de acesso:acesso aberto
Instituição associada:Universidade da Madeira
Idioma:francês
Origem:DigitUMa - Repositório da Universidade da Madeira
Descrição
Resumo:La représentation sexuée de la mer transparaît dans de nombreux récits – tant mythologiques que poétiques – qui décrivent le rivage comme un lieu d’attente où la femme espère le retour du marin – explorateur ou corsaire – déduisant ainsi que les mers et les océans sont avant tout des espaces masculins. En réalité, et dans de très nombreuses communautés de pêcheurs, les femmes exploitent les eaux qui les environnent. Elles sont pêcheuses. Or, ce n’est pas l’activité mais principalement la qualité des eaux exploitées – douces ou salées –, et le mode d’accès aux pêcheries – avec ou sans navigation – qui déterminent le statut social et professionnel des femmes des zones mangroviennes du Brésil. Le poids des traditions les maintient dans cette imagerie populaire de l’espace marin interdit contre laquelle elles luttent pour une reconnaissance de leurs droits d’exercer une profession sans limite spatiale, technique ou sociale. Cet article, basé sur une enquête de terrain réalisée dans une quinzaine de villages estuariens et uviaux le long du furo Santa Maria, voie de communication naturelle entre lAmazone et la baie de Marajó, propose une lecture anthropologique des espaces de pêches en y introduisant la notion de genre, et ses conséquences sur les représentations et les pratiques sociales et économiques paraenses.