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Écritures de mémoires, reconstructions identitaires. Récits de vie traumatiques

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Summary:Dans Introduction à l’analyse structurale des récits Roland Barthes nous rappelle qu’« innombrables sont les récits du monde. (…) variété prodigieuse de genres (…) distribués entre (…) substances différentes, comme si toute matière était bonne à l’homme pour lui confier ses récits ». Jorge Sumprun, à son tour, rappelle dans Quel beau dimanche !, que « tous les récits possibles ne seront jamais que les fragments épars d’un récit infini, littéralement interminable » . Notre propos est de porter un regard sur la mise en récit de l’anéantissement programmé d’un peuple. La mémoire de cet événement est devenue un impératif éthique et politique après la libération des camps. Cette mémoire qui « est […] à l'égal de l'histoire, un mode de sélection dans le passé, une construction intellectuelle » rend compte de l’expérience traumatique de la Shoah. Ces récits « authentiques font écho à l’horreur extrême » d’une expérience concentrationnaire, expérience qui a été vécue par plusieurs intellectuels tels Jorge Sumprun, Primo Lévy, Jean Améry, Robert Antelme, Élie Wiesel, entre autres. Notre désir est de faire le rappel de récits dont la narration implique mémoire individuelle et collective comme le défendait Ricoeur dans son introduction de Temps et Récit.
Main Authors:Alves, Ana M.
Subject:Intellectuels Mémoire Récit Trauma Reconstruction identitaire
Year:2021
Country:Portugal
Document type:conference output
Access type:open access
Associated institution:Instituto Politécnico de Bragança
Language:French
Origin:Biblioteca Digital do IPB
Description
Summary:Dans Introduction à l’analyse structurale des récits Roland Barthes nous rappelle qu’« innombrables sont les récits du monde. (…) variété prodigieuse de genres (…) distribués entre (…) substances différentes, comme si toute matière était bonne à l’homme pour lui confier ses récits ». Jorge Sumprun, à son tour, rappelle dans Quel beau dimanche !, que « tous les récits possibles ne seront jamais que les fragments épars d’un récit infini, littéralement interminable » . Notre propos est de porter un regard sur la mise en récit de l’anéantissement programmé d’un peuple. La mémoire de cet événement est devenue un impératif éthique et politique après la libération des camps. Cette mémoire qui « est […] à l'égal de l'histoire, un mode de sélection dans le passé, une construction intellectuelle » rend compte de l’expérience traumatique de la Shoah. Ces récits « authentiques font écho à l’horreur extrême » d’une expérience concentrationnaire, expérience qui a été vécue par plusieurs intellectuels tels Jorge Sumprun, Primo Lévy, Jean Améry, Robert Antelme, Élie Wiesel, entre autres. Notre désir est de faire le rappel de récits dont la narration implique mémoire individuelle et collective comme le défendait Ricoeur dans son introduction de Temps et Récit.