| Resumo: | Le mythe, la magie, les croyances, la sorcellerie, le fétichisme sont des pratiques inhérentes de la culture africaine. Toute activité humaine en Afrique est source d’une pratique occulte depuis la préhistoire jusqu’à nos jours. La rencontre de la culture occidentale européenne et africaine a eu beaucoup d’impact non seulement en Europe mais aussi et surtout en Afrique. L’oeuvre de l’ivoirien Ahmadou Kourouma En attendant le votes des bêtes sauvages et celle de l’angolais Pepetela, Lueji : O Nascimento de Um Império montrent non seulement l’effet des pratiques occultes sur l’obtention et l’exercice du pouvoir mais aussi mettent en évidence les valeurs culturelles et traditionnelles africaines qui favorisent quelques fois le disfonctionnement des jeunes Etats africains indépendants il y a de cela plus de 50 ans dans la grande majorité. Si En attendant le vote des bêtes sauvages met en relief les pratiques occultes des nouveaux chefs d’Etats africains dont la croyance aux marabouts et aux féticheurs ainsi qu’à la sorcellerie empêchent toute rationalisation de la gestion du pouvoir, dressant ainsi des régimes dictatoriaux contre leurs peuples, Lueji : O Nascimento de Um Império quant à elle présente les pratiques rituelles traditionnelles qui rendent possible l’accession et le maintien du pouvoir dans les sociétés traditionnelles africaines très anciennes. Les différents chefs d’Etats africains brandissent aux yeux de l’opinion internationale leur attachement à la démocratie et à la religion chrétienne ou musulmane par la réalisation de grandes oeuvres monumentales à l’image de l’occident ou de l’Asie alors qu’en dessous, ils sont profondément animistes liés aux pratiques occultes et grands dictateurs, le tout favorisé en partie par l’avènement de la guerre froide. Mais l’Afrique ne présente pas seulement de mauvais clichés. Les richesses culturelles africaines méritent d’être sélectionnées dans le but de les conjuguer avec celles des pays occidentaux et asiatiques en vue de former une Afrique prospère pour les générations futures. De même que les africains, les dieux ont pendant longtemps jugulé la vie sociale, culturelle et économique de la société de la Grèce antique. La croyance aux oracles a maintenu emprisonnée toute expression de liberté et de rationalisation de l’esprit scientifique. L’objectif de notre travail est d’établir à partir des oeuvres africaines que nous choisies, une comparaison de la culture africaine avec celle de l’Europe Occidentale dans le but de montrer l’universalité des valeurs de l’être humain quelque soit l’époque ou l’endroit. |