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L’empreinte du loup-garou dans l’écriture médiévale: Pour une littérature en métamorphose?
| Resumo: | La littérature médiévale s’impose, de par ses conditions d’existence, comme une littérature du “passage”: passage de l’oralité à l’écriture, du latin aux langues romanes, du paganisme au christianisme. Cette évolution, qui a abouti à l’émergence de la littérature en langue vernaculaire, a coïncidé avec l’essor de la figure du garulf (loup-garou), entraînant dans son sillage toute une réflexion philosophique sur la métamorphose, pour interroger les conditions même d’une écriture du loup-garou. En effet, loin d’être un simple motif littéraire, le garulf est à l’origine d’un processus textuel original, issu de la nécessité de composer avec la vogue du merveilleux et le tabou de la métamorphose; de là a émergé une littérature hybride portant l’empreinte du loup et susceptible d’instaurer, dans l’intimité de l’écriture, une relation inédite unissant le loup-garou, l’écrivain et son public. Cette conversion à l’altérité n’a-t-elle pas consacré l’idée même de métamorphose au Moyen Âge? |
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| Autores principais: | Gonzalez, Loren |
| Assunto: | Middle Ages Otherness Werewolf Nature writing Closeness Moyen Âge Écriture Altérité Loup-garou Intimité |
| Ano: | 2018 |
| País: | Portugal |
| Tipo de documento: | artigo |
| Tipo de acesso: | acesso aberto |
| Instituição associada: | Associação Portuguesa de Estudos Franceses |
| Idioma: | francês |
| Origem: | Carnets, Revista Electrónica de Estudos Franceses |
| Resumo: | La littérature médiévale s’impose, de par ses conditions d’existence, comme une littérature du “passage”: passage de l’oralité à l’écriture, du latin aux langues romanes, du paganisme au christianisme. Cette évolution, qui a abouti à l’émergence de la littérature en langue vernaculaire, a coïncidé avec l’essor de la figure du garulf (loup-garou), entraînant dans son sillage toute une réflexion philosophique sur la métamorphose, pour interroger les conditions même d’une écriture du loup-garou. En effet, loin d’être un simple motif littéraire, le garulf est à l’origine d’un processus textuel original, issu de la nécessité de composer avec la vogue du merveilleux et le tabou de la métamorphose; de là a émergé une littérature hybride portant l’empreinte du loup et susceptible d’instaurer, dans l’intimité de l’écriture, une relation inédite unissant le loup-garou, l’écrivain et son public. Cette conversion à l’altérité n’a-t-elle pas consacré l’idée même de métamorphose au Moyen Âge? |
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