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Créolité et voix de résistance chez Édouard Glissant

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Resumo:Nous questionnerons la langue créole ainsi que les passeurs de créolité – Frantz Fanon, Aimé Césaire, Édouard Glissant, Léopold Senghor, Achille Mbembe et Patrick Chamoiseau – pour savoir dans quelle mesure la littérature peut aider les subjectivités humaines à libérer leur pouvoir créateur. Cette analyse nous permettra d’interroger le rôle de la voix/voie de l’écrivain et sa force de résistance. Nous essaierons ainsi d’analyser les différents points de rencontre de la langue avec l’éthique et le politique pour dire et exprimer la violence produite par l’esclavage et la colonisation.Édouard Glissant évoque dans Le discours antillais (1997) la nécessité de revenir à la langue créole, ou plus exactement, à une voix française créolisée. De là l’élaboration d’une Poétique de la Relation, qui est également une éthique de la proximité, articulée autour du concept de « Tout-Monde » où s’expriment les tensions du multilinguisme et le passage infini entre l’identité et la différence.
Autores principais:Fins, Adelaide Gregório
Assunto:creolity colonization negritude identity-rhizome resistance-ethics créolité colonisation négritude identité-rhizome résistance-éthique
Ano:2018
País:Portugal
Tipo de documento:artigo
Tipo de acesso:acesso aberto
Instituição associada:Associação Portuguesa de Estudos Franceses
Idioma:francês
Origem:Carnets, Revista Electrónica de Estudos Franceses
Descrição
Resumo:Nous questionnerons la langue créole ainsi que les passeurs de créolité – Frantz Fanon, Aimé Césaire, Édouard Glissant, Léopold Senghor, Achille Mbembe et Patrick Chamoiseau – pour savoir dans quelle mesure la littérature peut aider les subjectivités humaines à libérer leur pouvoir créateur. Cette analyse nous permettra d’interroger le rôle de la voix/voie de l’écrivain et sa force de résistance. Nous essaierons ainsi d’analyser les différents points de rencontre de la langue avec l’éthique et le politique pour dire et exprimer la violence produite par l’esclavage et la colonisation.Édouard Glissant évoque dans Le discours antillais (1997) la nécessité de revenir à la langue créole, ou plus exactement, à une voix française créolisée. De là l’élaboration d’une Poétique de la Relation, qui est également une éthique de la proximité, articulée autour du concept de « Tout-Monde » où s’expriment les tensions du multilinguisme et le passage infini entre l’identité et la différence.