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Pour une définition de l'exil d'après Milan Kundera: la nostalgie ou l'ambiguïté de la mémoire d'un refugié

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Resumo:L’article propose une approche de Milan Kundera, auteur qui quitte Prague et se réfugie en France en 1975. Déchu de sa nationalité tchèque, il obtient la nationalité française en 1981 et commence à écrire en français à partir de 1995. Il devient l’un des plus célèbres écrivains émigré de nos temps et développe dans son oeuvre sa vision de l’exil qu’il décrit de la sorte dans Une rencontre: « La seconde moitié du siècle passé a rendu tout le monde extrêmement sensible au destin des gens chassés de leur pays. Cette sensibilité compatissante a embrumé le problème de l’exil d’un moralisme larmoyant et a occulté le caractère concret de la vie de l’exilé qui a su souvent transformer son bannissement en un départ libérateur (…) » (Kundera 2009: 123). Notre propos est de dévoiler cette vision, cette notion de l’exil, de la mémoire, de l’émigration « l’un des phénomènes les plus étranges de la seconde moitié du XXème siècle » (Kundera 2005: 22) comme le souligne Kundera dans L’Ignorance. Nous partirons d’écrits tels que La vie est ailleurs, Les testaments trahis, Une Rencontre, L’Ignorance pour développer le thème ciblé tout en soulignant l’importance de la culture, qui rachète l’horreur de ses temps d’exil, « en la transsubstantiant en sagesse existentielle » (Kundera 1993: 273).
Autores principais:Alves, Ana M.
Assunto:Kundera Exil Nostalgie Mémoire
Ano:2016
País:Portugal
Tipo de documento:documento de conferência
Tipo de acesso:acesso aberto
Instituição associada:Instituto Politécnico de Bragança
Idioma:francês
Origem:Biblioteca Digital do IPB
Descrição
Resumo:L’article propose une approche de Milan Kundera, auteur qui quitte Prague et se réfugie en France en 1975. Déchu de sa nationalité tchèque, il obtient la nationalité française en 1981 et commence à écrire en français à partir de 1995. Il devient l’un des plus célèbres écrivains émigré de nos temps et développe dans son oeuvre sa vision de l’exil qu’il décrit de la sorte dans Une rencontre: « La seconde moitié du siècle passé a rendu tout le monde extrêmement sensible au destin des gens chassés de leur pays. Cette sensibilité compatissante a embrumé le problème de l’exil d’un moralisme larmoyant et a occulté le caractère concret de la vie de l’exilé qui a su souvent transformer son bannissement en un départ libérateur (…) » (Kundera 2009: 123). Notre propos est de dévoiler cette vision, cette notion de l’exil, de la mémoire, de l’émigration « l’un des phénomènes les plus étranges de la seconde moitié du XXème siècle » (Kundera 2005: 22) comme le souligne Kundera dans L’Ignorance. Nous partirons d’écrits tels que La vie est ailleurs, Les testaments trahis, Une Rencontre, L’Ignorance pour développer le thème ciblé tout en soulignant l’importance de la culture, qui rachète l’horreur de ses temps d’exil, « en la transsubstantiant en sagesse existentielle » (Kundera 1993: 273).