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Mai 68 et esprit 68: Histoire d'intellectuels mobilisés

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Resumo:Nous nous proposons de faire un état des lieux, à vol d’oiseau, de l’histoire d’intellectuels mobilisés, des esprits de Mai 68 dans les domaines de la littérature, des sciences politiques, de la philosophie et des sciences humaines. D’après Le Goff, « dans le domaine de la littérature et de la philosophie, c’est toute une conception de l’homme qui se voit remise en cause » (2006 : 30). Nous citons ici l’opinion d’André Malraux, pour qui cet évènement est une « crise de civilisation » (1969 : 7). Nous sommes en pleine mort du héros, de la tragédie. Le monde est autre : « la vie telle quelle, les conflits psychologiques, les paroles “vraies”, “l’épaisseur humaine”, la durée intime des consciences, la description naturaliste, pittoresque du monde, bref, tout ce qui constitue l’habituel roman romanesque a disparu » (Howlette, 1958 : 87). Il s’agit, à présent, d’un univers impersonnel. Le Goff défend que « dans le domaine de la philosophie et des sciences humaines c’est toute une période marquée par […] l’existentialisme qui s’achève » (2006 : 31). La philosophie qui ne s’est jamais séparée de la littérature se retourne vers les sciences, vers le structuralisme. Ce nouveau courant de pensée se questionne sur la place laissée à l’homme pensant et agissant, mais aussi sur l’histoire comme progrès. Sans être exhaustive, nous entendons revisiter cette histoire, actualiser et souligner la mémoire de cet important évènement du XXe siècle qui, de nos jours, a une valeur mythique.
Autores principais:Alves, Ana M.
Assunto:Histoire Intellectuels Mai 68 Littérature Sciences politiques Sciences humaines
Ano:2020
País:Portugal
Tipo de documento:artigo
Tipo de acesso:acesso aberto
Instituição associada:Instituto Politécnico de Bragança
Idioma:francês
Origem:Biblioteca Digital do IPB
Descrição
Resumo:Nous nous proposons de faire un état des lieux, à vol d’oiseau, de l’histoire d’intellectuels mobilisés, des esprits de Mai 68 dans les domaines de la littérature, des sciences politiques, de la philosophie et des sciences humaines. D’après Le Goff, « dans le domaine de la littérature et de la philosophie, c’est toute une conception de l’homme qui se voit remise en cause » (2006 : 30). Nous citons ici l’opinion d’André Malraux, pour qui cet évènement est une « crise de civilisation » (1969 : 7). Nous sommes en pleine mort du héros, de la tragédie. Le monde est autre : « la vie telle quelle, les conflits psychologiques, les paroles “vraies”, “l’épaisseur humaine”, la durée intime des consciences, la description naturaliste, pittoresque du monde, bref, tout ce qui constitue l’habituel roman romanesque a disparu » (Howlette, 1958 : 87). Il s’agit, à présent, d’un univers impersonnel. Le Goff défend que « dans le domaine de la philosophie et des sciences humaines c’est toute une période marquée par […] l’existentialisme qui s’achève » (2006 : 31). La philosophie qui ne s’est jamais séparée de la littérature se retourne vers les sciences, vers le structuralisme. Ce nouveau courant de pensée se questionne sur la place laissée à l’homme pensant et agissant, mais aussi sur l’histoire comme progrès. Sans être exhaustive, nous entendons revisiter cette histoire, actualiser et souligner la mémoire de cet important évènement du XXe siècle qui, de nos jours, a une valeur mythique.