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La pensée de Raymond Aron: essais et interpretations

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Resumo:Raymond Aron fut un homme de grand savoir, qui perfectionnait sans cesse sa maîtrise des sciences sociales, en ajoutant à la sociologie, à l’économie et à la stratégie, la science et la philosophie politiques. Tandis qu’il prenait plaisir à analyser les subtilités théoriques de ces sciences, à déterminer leurs relations et leurs limites respectives, contribuant ainsi à instruire et éclairer les publics variés de ses lecteurs et auditeurs, il ne perdait jamais de vue leur portée pratique et politique. Il fut cet oiseau rare, un homme théorique qui prenait très au sérieux le domaine de l’action. D’un côté, il ne se lassait pas d’interroger les limites de la connaissance historique, ou la relation entre l’économie et la politique, ou la possibilité d’une science des relations internationales ; de l’autre côté, non sans anxiété, il ne cessait de poser la question pratique par excellence : « que faire ? » Le but de sa plus profonde ambition était d’élaborer ce qu’il appelait une « praxéologie », soit une théorie de l’action, dont la théorie de la guerre de Clausewitz fournissait à la fois l’esquisse et le modèle. En des termes plus traditionnels, nous dirons que l’oeuvre multiforme d’Aron représente un des plus grands efforts conduits au XXe siècle pour élaborer une philosophie politique pratique.
Autores principais:Colen, J. A.
Outros Autores:Dutartre-Michaut, Elisabeth
Assunto:Raymond Aron International relations Political Theory History of Political Thought Philosophy of History
Ano:2017
País:Portugal
Tipo de documento:livro
Tipo de acesso:acesso aberto
Instituição associada:Universidade do Minho
Idioma:francês
Origem:RepositóriUM - Universidade do Minho
Descrição
Resumo:Raymond Aron fut un homme de grand savoir, qui perfectionnait sans cesse sa maîtrise des sciences sociales, en ajoutant à la sociologie, à l’économie et à la stratégie, la science et la philosophie politiques. Tandis qu’il prenait plaisir à analyser les subtilités théoriques de ces sciences, à déterminer leurs relations et leurs limites respectives, contribuant ainsi à instruire et éclairer les publics variés de ses lecteurs et auditeurs, il ne perdait jamais de vue leur portée pratique et politique. Il fut cet oiseau rare, un homme théorique qui prenait très au sérieux le domaine de l’action. D’un côté, il ne se lassait pas d’interroger les limites de la connaissance historique, ou la relation entre l’économie et la politique, ou la possibilité d’une science des relations internationales ; de l’autre côté, non sans anxiété, il ne cessait de poser la question pratique par excellence : « que faire ? » Le but de sa plus profonde ambition était d’élaborer ce qu’il appelait une « praxéologie », soit une théorie de l’action, dont la théorie de la guerre de Clausewitz fournissait à la fois l’esquisse et le modèle. En des termes plus traditionnels, nous dirons que l’oeuvre multiforme d’Aron représente un des plus grands efforts conduits au XXe siècle pour élaborer une philosophie politique pratique.