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Les élites en conflits: les Misericórdias portugaises aux XVIe-XVIIIe siècles

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Resumo:Ce travail étudie les conflits au sein des Miséricordes portugaises pendant l’Âge Moderne, relevant tant les conflits internes qu’externes. Aprés la création de la Miséricorde de Lisbonne, par le Roi, en 1498, ces confrèries se sont vite répandues par tout le royaume et par tout l’empire. Formées seulement par des hommes, ces corporations pratiquaient les catorze oeuvres de charité, mais ont defini des numerus clausus. Au-delà des rois et des reines, les Miséricordes integraient aussi les élites locales. Cependant, étant donné qu’il y avait une demande très forte, ni tous qui désiraient s’inscrire y parvenaient, parce qu’ils n’avaient pas les qualités exigées par les réglements ou encore parce qu’il n’y avait plus de place. Dès lors, encore que devait exister l’harmonie parmi les compagons, les conflits sont devenus fréquents, tant au niveau interne qu’avec d’autres institutions locales ayant un prestige similaire. Ainsi, il était fréquent que les camarades se battent entre eux quand ils étaient obligés, par exemple, à faire la quête, porter le cercueil des pauvres ou défiler dans les processions, provocant des cris et des mots injuriex et scandaleux ou même des scènes où ils se battaient. Mais la conflitualité s’éttend aussi à d’autres institutions locales comme les évêques, les maries, les collégiales et les paroisses où ils étaient integrés. De cette façon, les conflits faisaient partir de la vie quotidienne de ces institutions, luttant pour défendre leurs privilèges et affirmer leur pouvoir et prestige.
Autores principais:Araújo, Maria Marta Lobo de
Assunto:Elites Conflitos Misericórdias Irmãos
Ano:2009
País:Portugal
Tipo de documento:artigo
Tipo de acesso:acesso aberto
Instituição associada:Universidade do Minho
Idioma:português
Origem:RepositóriUM - Universidade do Minho
Descrição
Resumo:Ce travail étudie les conflits au sein des Miséricordes portugaises pendant l’Âge Moderne, relevant tant les conflits internes qu’externes. Aprés la création de la Miséricorde de Lisbonne, par le Roi, en 1498, ces confrèries se sont vite répandues par tout le royaume et par tout l’empire. Formées seulement par des hommes, ces corporations pratiquaient les catorze oeuvres de charité, mais ont defini des numerus clausus. Au-delà des rois et des reines, les Miséricordes integraient aussi les élites locales. Cependant, étant donné qu’il y avait une demande très forte, ni tous qui désiraient s’inscrire y parvenaient, parce qu’ils n’avaient pas les qualités exigées par les réglements ou encore parce qu’il n’y avait plus de place. Dès lors, encore que devait exister l’harmonie parmi les compagons, les conflits sont devenus fréquents, tant au niveau interne qu’avec d’autres institutions locales ayant un prestige similaire. Ainsi, il était fréquent que les camarades se battent entre eux quand ils étaient obligés, par exemple, à faire la quête, porter le cercueil des pauvres ou défiler dans les processions, provocant des cris et des mots injuriex et scandaleux ou même des scènes où ils se battaient. Mais la conflitualité s’éttend aussi à d’autres institutions locales comme les évêques, les maries, les collégiales et les paroisses où ils étaient integrés. De cette façon, les conflits faisaient partir de la vie quotidienne de ces institutions, luttant pour défendre leurs privilèges et affirmer leur pouvoir et prestige.