Publicação
Le voisin indélogeable: le vide pesant de l’idiotie dans Les Catilinaires d’ Amélie Nothomb
| Resumo: | Bien que le terme idiot, avec son champ de synonymes et termes apparentés (sot, bête, autiste, demeuré) soit plutôt rare chez Amélie Nothomb, l’univers fictionnel de ses romans est peuplé de personnages qui habitent une zone de bord avec l’idiotie ou qui sont carrément idiots. C’est le cas du Voisin de Les catilinaires, personnage qui incarne le vide pesant, catégorie dont Sartre se sert pour définir l’idiotie. Dans une perspective inspirée par Lacan, nous analysons dans le Voisin les traits qui configurent la bêtise comme condition ontologique et morale marquée par le vide (le non-être, l’ennui-mal) auquel l’obésité donne tout son poids matériel. Inscrite au sein de la dynamique du récit qui raconte la rencontre traumatique du Protagoniste avec le Voisin indélogeable, la bêtise se manifeste comme force de l’inertie hystérisant le Protagoniste. Au fil de l’affrontement à l’intraitable, le Protagoniste exaspéré perçoit dans le Voisin ‘le miroir ignoble’ où il reconnait ‘la larve amorphe’ et ‘le gros tas immobile’ qui constitue le noyau dur et opaque de son propre (non-)être; autrement dit, le Voisin matérialise au dehors l’idiotie à l’oeuvre dans le désir du Protagoniste de s’isoler avec sa femme du monde et des autres (projet de retraite idyllique). En termes lacaniens, le Voisin présente la caractéristique majeure de la Chose qu’est l’extimité. |
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| Autores principais: | Álvares, Cristina |
| Assunto: | Nothomb idiota over proximity |
| Ano: | 2014 |
| País: | Portugal |
| Tipo de documento: | comunicação em conferência |
| Tipo de acesso: | acesso aberto |
| Instituição associada: | Universidade do Minho |
| Idioma: | francês |
| Origem: | RepositóriUM - Universidade do Minho |
| Resumo: | Bien que le terme idiot, avec son champ de synonymes et termes apparentés (sot, bête, autiste, demeuré) soit plutôt rare chez Amélie Nothomb, l’univers fictionnel de ses romans est peuplé de personnages qui habitent une zone de bord avec l’idiotie ou qui sont carrément idiots. C’est le cas du Voisin de Les catilinaires, personnage qui incarne le vide pesant, catégorie dont Sartre se sert pour définir l’idiotie. Dans une perspective inspirée par Lacan, nous analysons dans le Voisin les traits qui configurent la bêtise comme condition ontologique et morale marquée par le vide (le non-être, l’ennui-mal) auquel l’obésité donne tout son poids matériel. Inscrite au sein de la dynamique du récit qui raconte la rencontre traumatique du Protagoniste avec le Voisin indélogeable, la bêtise se manifeste comme force de l’inertie hystérisant le Protagoniste. Au fil de l’affrontement à l’intraitable, le Protagoniste exaspéré perçoit dans le Voisin ‘le miroir ignoble’ où il reconnait ‘la larve amorphe’ et ‘le gros tas immobile’ qui constitue le noyau dur et opaque de son propre (non-)être; autrement dit, le Voisin matérialise au dehors l’idiotie à l’oeuvre dans le désir du Protagoniste de s’isoler avec sa femme du monde et des autres (projet de retraite idyllique). En termes lacaniens, le Voisin présente la caractéristique majeure de la Chose qu’est l’extimité. |
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