Publicação
Les nouveaux portraits
| Resumo: | Les pratiques sociales du XXIe siècle ont fait du portrait la forme d'affirmation non pas de l'individu lui-même et de son "âme" ou "essence", mais plutôt de son "apparition" tant qu'il devient impermanent ou même une "image-contact" qui touche l'objet représenté pour toucher l'autre (Didi-Huberman, 1998). Ces transformations ont fait que, de la technique d'affirmation d'une identité fixe et solitaire, le portrait est devenu celle d'une pratique de nature processuelle, sociale et collective, passant de la représentation des nobles et des grands bourgeois du XVIe siècle à celle des selfies de notre temps. Cela a, à son tour, déterminé des changements importants dans le processus de commande et de production des portraits et dans la série de négociations qui s'y rapportent (West, 2004). Ce numéro d'Iberic@l met en lumière les différentes transformations et déplacements du portrait, tant d'un point de vue conceptuel que du point de vue de la pratique créative : de la matière inerte à la matérialisation de la vie, de la présence et de l'absence, de l'individu à la pratique sociale, mais aussi comment le portrait met en avant de nouvelles formes d'identité (de genre, ethnique ou socioculturelle). |
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| Autores principais: | Ribeiro, Eunice |
| Outros Autores: | Rodrigues, Daniel |
| Assunto: | Portrait XXIe siècle Littérature Arts Humanidades::Outras Humanidades |
| Ano: | 2020 |
| País: | Portugal |
| Tipo de documento: | artigo |
| Tipo de acesso: | acesso aberto |
| Instituição associada: | Universidade do Minho |
| Idioma: | francês |
| Origem: | RepositóriUM - Universidade do Minho |
| Resumo: | Les pratiques sociales du XXIe siècle ont fait du portrait la forme d'affirmation non pas de l'individu lui-même et de son "âme" ou "essence", mais plutôt de son "apparition" tant qu'il devient impermanent ou même une "image-contact" qui touche l'objet représenté pour toucher l'autre (Didi-Huberman, 1998). Ces transformations ont fait que, de la technique d'affirmation d'une identité fixe et solitaire, le portrait est devenu celle d'une pratique de nature processuelle, sociale et collective, passant de la représentation des nobles et des grands bourgeois du XVIe siècle à celle des selfies de notre temps. Cela a, à son tour, déterminé des changements importants dans le processus de commande et de production des portraits et dans la série de négociations qui s'y rapportent (West, 2004). Ce numéro d'Iberic@l met en lumière les différentes transformations et déplacements du portrait, tant d'un point de vue conceptuel que du point de vue de la pratique créative : de la matière inerte à la matérialisation de la vie, de la présence et de l'absence, de l'individu à la pratique sociale, mais aussi comment le portrait met en avant de nouvelles formes d'identité (de genre, ethnique ou socioculturelle). |
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