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Ecriture et mémoire: écrire après la Shoah

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Resumo:Le vaste domaine de la littérature des écrivains de la «deuxieme génération» de I'Holocauste est intimement marqué par la recherche des moyens d'expression de l'absence et du manque de tout ce qui a disparu. Robelt Bober, Raymond Federman, Patrick Modiano et Georges Perec engagent leur pratique littéraire dans un travail profond sur les modes d'écriture qui semblent être le seul moyen de parvenir à la résolution de la problématique de l' «indicible» qui obsede la plupart des auteurs de cette génération. Notre étude portera sur Quoi de neuf sur la guerre ? de Robert Bober, La voix dans le cabinet de débarras de Raymond Federman, Dora Bruder de Patrick Modiano et Récits d'Ellis Island de Georges Perec et Robert Bober. La Shoah et les traces qu'elle a laissées dans le monde d'aujourd'hui résonnent dans toutes ces reuvres tout en s'insérant dans un univers de la discrétion que nous considérons une «écriture en creux», c'est-à-dire une écriture marquée par la fragmentation, par l'obliquÍté et qui raconte sans raconter explicitement. Elle emploie des mécanismes et des structures qui révelent des points communs au sein de ce groupe d'auteurs, malgré les différences d'écritures et d'expériences personnelles. L'«écriture en creux» les réunit et devient la meilleure manifestation du travail de transmission et de recherche de la mémoire qui est le leur. L'Holocauste les a marqués d'une manÍere indélébile et a laissé, d'tm côté, le besoin de l'expression du manque de sens de tout ce qui est arrivé, de l'autre, celui de la quête d'un sens à la vie elle-même. Le corpus d'reuvres choisi est analysé selon des approches narratologique et thématique qUI mettent en lumiere les caractéristiques de cette forme particuliere d' écriture. L' approche narratologique nous permet une étude méticuleuse des procédés structurels mis en place par ces écrivains pour organiser une stratégie du fragmentaire et de l'incomplétude permettant de décrire le vi de sur lequel doit se, construire la vie apres le drame de la guerre. L'approche thématique aborde des contenus essentiels : le traitement de I'Histoire et une écriture autobiographique, ni tout à fait vraie ni tout à fait imaginaire. Des liens, à la fois étroits et problématiques se tissent alors entre Histoire collective et écriture de soi, brouillant les frontieres entre réalité et fiction et faisant apparaitre davantage le travail de quête de la mémoire que la mémoire elle-même. Ces reuvres constituent ainsi, non seulement une forme différente d'écrire sur la Shoah, mais encore une réflexion et une recherche de renouvellement au niveau des moyens d'expression et des gemes littéraires traditionnels.
Autores principais:Abreu, Maria Manuela Almeida Alves de
Ano:2007
País:Portugal
Tipo de documento:tese de doutoramento
Tipo de acesso:acesso aberto
Instituição associada:Universidade do Minho
Idioma:francês
Origem:RepositóriUM - Universidade do Minho
Descrição
Resumo:Le vaste domaine de la littérature des écrivains de la «deuxieme génération» de I'Holocauste est intimement marqué par la recherche des moyens d'expression de l'absence et du manque de tout ce qui a disparu. Robelt Bober, Raymond Federman, Patrick Modiano et Georges Perec engagent leur pratique littéraire dans un travail profond sur les modes d'écriture qui semblent être le seul moyen de parvenir à la résolution de la problématique de l' «indicible» qui obsede la plupart des auteurs de cette génération. Notre étude portera sur Quoi de neuf sur la guerre ? de Robert Bober, La voix dans le cabinet de débarras de Raymond Federman, Dora Bruder de Patrick Modiano et Récits d'Ellis Island de Georges Perec et Robert Bober. La Shoah et les traces qu'elle a laissées dans le monde d'aujourd'hui résonnent dans toutes ces reuvres tout en s'insérant dans un univers de la discrétion que nous considérons une «écriture en creux», c'est-à-dire une écriture marquée par la fragmentation, par l'obliquÍté et qui raconte sans raconter explicitement. Elle emploie des mécanismes et des structures qui révelent des points communs au sein de ce groupe d'auteurs, malgré les différences d'écritures et d'expériences personnelles. L'«écriture en creux» les réunit et devient la meilleure manifestation du travail de transmission et de recherche de la mémoire qui est le leur. L'Holocauste les a marqués d'une manÍere indélébile et a laissé, d'tm côté, le besoin de l'expression du manque de sens de tout ce qui est arrivé, de l'autre, celui de la quête d'un sens à la vie elle-même. Le corpus d'reuvres choisi est analysé selon des approches narratologique et thématique qUI mettent en lumiere les caractéristiques de cette forme particuliere d' écriture. L' approche narratologique nous permet une étude méticuleuse des procédés structurels mis en place par ces écrivains pour organiser une stratégie du fragmentaire et de l'incomplétude permettant de décrire le vi de sur lequel doit se, construire la vie apres le drame de la guerre. L'approche thématique aborde des contenus essentiels : le traitement de I'Histoire et une écriture autobiographique, ni tout à fait vraie ni tout à fait imaginaire. Des liens, à la fois étroits et problématiques se tissent alors entre Histoire collective et écriture de soi, brouillant les frontieres entre réalité et fiction et faisant apparaitre davantage le travail de quête de la mémoire que la mémoire elle-même. Ces reuvres constituent ainsi, non seulement une forme différente d'écrire sur la Shoah, mais encore une réflexion et une recherche de renouvellement au niveau des moyens d'expression et des gemes littéraires traditionnels.