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L’émigration, l’intermédiaire et la chercheure

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Resumo:En accédant à la mémoire d’anciens intermédiaires par le biais de l’histoire orale, nous prétendons connaître les motivations et les significations qu’ils attribuent à leur rôle dans l’aide à l’émigration clandestine. En tant qu’« art de la relation », nous cherchons à montrer en quelle mesure l’histoire orale est indispensable pour appréhender la pratique d’intermédiation de l’émigration clandestine comme une expérience subjective qui se place au-delà des représentations officielles. Nous voulons d’autre part montrer que le passé n’existe qu’en tant que reconstitution d’un certain présent, nous ferons en premier lieu une brève description du corpus des sources orales sélectionnées et de notre expérience sur le terrain. Puis, dans les quatre parties suivantes, nous mettrons en évidence le processus de construction des sources orales dans l’élaboration de la connaissance sur les autoreprésentations des intermédiaires et sur les motivations qui les ont amenés à pratiquer l’aide à l’émigration : la subsistance, le profit, le mouvement et l’émancipation féminine.
Autores principais:Silva, Marta
Assunto:subjectivité histoire orale France intermédiaires Portugal Guarda Viseu émigration clandestine mémoires passeurs SDG 10 - Reduced Inequalities
Ano:2018
País:Portugal
Tipo de documento:artigo
Tipo de acesso:acesso aberto
Instituição associada:Universidade Nova de Lisboa
Idioma:francês
Origem:Repositório Institucional da UNL
Descrição
Resumo:En accédant à la mémoire d’anciens intermédiaires par le biais de l’histoire orale, nous prétendons connaître les motivations et les significations qu’ils attribuent à leur rôle dans l’aide à l’émigration clandestine. En tant qu’« art de la relation », nous cherchons à montrer en quelle mesure l’histoire orale est indispensable pour appréhender la pratique d’intermédiation de l’émigration clandestine comme une expérience subjective qui se place au-delà des représentations officielles. Nous voulons d’autre part montrer que le passé n’existe qu’en tant que reconstitution d’un certain présent, nous ferons en premier lieu une brève description du corpus des sources orales sélectionnées et de notre expérience sur le terrain. Puis, dans les quatre parties suivantes, nous mettrons en évidence le processus de construction des sources orales dans l’élaboration de la connaissance sur les autoreprésentations des intermédiaires et sur les motivations qui les ont amenés à pratiquer l’aide à l’émigration : la subsistance, le profit, le mouvement et l’émancipation féminine.