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La mobilité sociale comme forme socialement régulée de transgression
| Summary: | Cet article vise à rendre compte théoriquement des résultats d'une étude longitudinale sur la modification des représentations de l'économie de sujets corrélative à leur mobilité dans l'espace social (promotion sociale). Après avoir rappelé les principaux résultats de l'étude, nous considérons, à la suite des travaux de Doise, que le processus d'ancrage rend compte d'effets d'assignation et, plus généralement, d'une homologie entre groupes et représentations. À partir de là, le déplacement de sujets au sein de l'espace social peut être conçu comme une transgression socialement régulée qui, au cours du processus de changement, va permettre à l'individu de substituer aux représentations de son groupe celles du groupe d'appartenance qu'il a rejoint. Cette régulation doit ainsi être envisagée elle-même comme une représentation sociale dont les propriétés représentées concourent à son efficacité symbolique. Enfin, compte tenu des divergences qui peuvent être observées entre les prescriptions de cette régulation et les résultats auxquels elle aboutit, nous formulons l'hypothèse d'un lieu d'indétermination.¹ |
|---|---|
| Main Authors: | Viaud,Jean |
| Subject: | Représentation sociale homologie régulation sociale transgression mobilité sociale |
| Year: | 2004 |
| Country: | Portugal |
| Document type: | article |
| Access type: | open access |
| Associated institution: | Fundação para a Ciência e Tecnologia |
| Language: | French |
| Origin: | SciELO Portugal |
| Summary: | Cet article vise à rendre compte théoriquement des résultats d'une étude longitudinale sur la modification des représentations de l'économie de sujets corrélative à leur mobilité dans l'espace social (promotion sociale). Après avoir rappelé les principaux résultats de l'étude, nous considérons, à la suite des travaux de Doise, que le processus d'ancrage rend compte d'effets d'assignation et, plus généralement, d'une homologie entre groupes et représentations. À partir de là, le déplacement de sujets au sein de l'espace social peut être conçu comme une transgression socialement régulée qui, au cours du processus de changement, va permettre à l'individu de substituer aux représentations de son groupe celles du groupe d'appartenance qu'il a rejoint. Cette régulation doit ainsi être envisagée elle-même comme une représentation sociale dont les propriétés représentées concourent à son efficacité symbolique. Enfin, compte tenu des divergences qui peuvent être observées entre les prescriptions de cette régulation et les résultats auxquels elle aboutit, nous formulons l'hypothèse d'un lieu d'indétermination.¹ |
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