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Draper le pouvoir culturel des médiateurs d’un voile de professionnalité

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Detalhes bibliográficos
Resumo:Résumé Le concept et les pratiques de médiation culturelle ont conduit à la constitution certes d’un paradigme, mais pas à une profession unifiée. Les activités développées par un personnel aux parcours hétérogènes œuvrant dans des contextes organisationnels parfois éloignés peinent à se résumer à un répertoire commun. La formation fragmentée entre plusieurs disciplines et son statut même, qui oscille entre la reconnaissance institutionnelle et le travail plus officieux, tient à ses conditions d’émergence dans les années 1980-1990, ayant présidé à la dépolitisation des contenus qu’elle véhicule et à l’absence du regroupement des praticiens en un corps de métier afin de prévenir l’essor d’un pouvoir culturel tel qu’il s’était exercé par les animateurs socioculturels la décennie précédente. Dans ce contexte, la professionnalisation de l’intervention a permis de dissimuler son caractère politique en contrebalançant l’éthique militante des médiateurs culturels par le respect du code déontologique des professions concernées.
Autores principais:Lafortune,Jean-Marie
Assunto:Médiation professionnalisation pouvoir culturel
Ano:2024
País:Portugal
Tipo de documento:artigo
Tipo de acesso:acesso aberto
Instituição associada:Fundação para a Ciência e Tecnologia
Idioma:francês
Origem:SciELO Portugal
Descrição
Resumo:Résumé Le concept et les pratiques de médiation culturelle ont conduit à la constitution certes d’un paradigme, mais pas à une profession unifiée. Les activités développées par un personnel aux parcours hétérogènes œuvrant dans des contextes organisationnels parfois éloignés peinent à se résumer à un répertoire commun. La formation fragmentée entre plusieurs disciplines et son statut même, qui oscille entre la reconnaissance institutionnelle et le travail plus officieux, tient à ses conditions d’émergence dans les années 1980-1990, ayant présidé à la dépolitisation des contenus qu’elle véhicule et à l’absence du regroupement des praticiens en un corps de métier afin de prévenir l’essor d’un pouvoir culturel tel qu’il s’était exercé par les animateurs socioculturels la décennie précédente. Dans ce contexte, la professionnalisation de l’intervention a permis de dissimuler son caractère politique en contrebalançant l’éthique militante des médiateurs culturels par le respect du code déontologique des professions concernées.