Publicação

Les Portugais et la PIDE: Pour une Approche 'Par le Bas

Ver documento

Detalhes bibliográficos
Resumo:Ce chapitre analyse les “interactions quotidiennes” entre la société portugaise et la police politique (PIDE) de la dictature salazariste (État Nouveau), sous la forme de lettres de dénonciations, de pétitions, et de candidatures spontanées. Il s’appuie sur les apports de la bibliographie internationale des pratiques accusatrices, et de la vie quotidienne en dictature, pour aborder la PIDE depuis les perspectives subjectives des citoyens qui l’approchèrent “par le bas”. L’analyse des diverses modalités d’instrumentalisation de la PIDE mises en oeuvre par un large segment de la population, souvent par intérêt personnel ou pour subvenir aux nécessités du quotidien, permet non seulement de mettre en lumière la complexité (et l’ambiguïté) des relations entre la société et la police politique salazariste, mais aussi de pénétrer les mécanismes d’exercice du pouvoir par les autorités de l’État Nouveau.
Autores principais:Simpson, Duncan
Ano:2024
País:Portugal
Tipo de documento:capítulo de livro
Tipo de acesso:acesso aberto
Instituição associada:Universidade de Lisboa
Idioma:francês
Origem:Repositório da Universidade de Lisboa
Descrição
Resumo:Ce chapitre analyse les “interactions quotidiennes” entre la société portugaise et la police politique (PIDE) de la dictature salazariste (État Nouveau), sous la forme de lettres de dénonciations, de pétitions, et de candidatures spontanées. Il s’appuie sur les apports de la bibliographie internationale des pratiques accusatrices, et de la vie quotidienne en dictature, pour aborder la PIDE depuis les perspectives subjectives des citoyens qui l’approchèrent “par le bas”. L’analyse des diverses modalités d’instrumentalisation de la PIDE mises en oeuvre par un large segment de la population, souvent par intérêt personnel ou pour subvenir aux nécessités du quotidien, permet non seulement de mettre en lumière la complexité (et l’ambiguïté) des relations entre la société et la police politique salazariste, mais aussi de pénétrer les mécanismes d’exercice du pouvoir par les autorités de l’État Nouveau.